MONOLITHE

 À la lecture du cahier des charges, il apparaissait de manière évidente que la structure sous sa forme déployée allait prendre des proportions énormes (une huitaine de formats A3 donnent en effet une amplitude de 2,40 mètres... L'un des défis majeurs consistait donc à réduire l'objet à sa plus simple expression, en l'inscrivant dans un parallélépipède,  J'avais en tête l'image du célèbre monolithe de 2001 l’odyssée de l'espace de Stanley Kubric où figurait ce volume à la fois extrêmement simple et sophistiqué en complet décalage avec le contexte historique et culturel de la scène... J'ai donc été captivé par son caractère insolite qui fait écho au nom même de l'association "l'Irrégulière". 

 Par ailleurs, le système de panneaux accordéons est emprunté à l'aérospatiale, on le retrouve notamment sur les satellites, il assure le déploiement des cellules solaires... 

 Soient 2 références spatiales qui justifient le choix de la dénomination "MONOLITHE". 

 L'objet est constitué de deux grandes parties, la partie supérieure qui comporte le bloc de panneaux amovibles, et la partie inférieure qui soutient celle-ci, avec son châssis (ou "tablier") et ses pieds télescopiques.

 Un autre défi important, primordial même, était de stabiliser la structure... Avec une telle amplitude, la prise au vent est maximale, et avec pareilles ailes, il n'était pas question de voir le présentoir s'envoler ou chuter à la moindre rafale. Par conséquent, il fallait bien choisir les matériaux... Le plastique et le bois semblaient tous deux inappropriés car trop légers pour cet usage. Le métal apparaissait comme étant un matériau plus sûr dans tous les domaines. 

 La structure possède tout un ensemble de verrous, de loquets (peints en rouge) qui assurent son maintient, et qui valident chaque étape de montage/démontage.

 La maquette était essentielle dans le processus de création, elle a mis en lumière les différentes articulations, les principes d'assemblage, la quantité de pièces à réaliser, les étapes de montage, bref, les difficultés réelles que j'aurais à surmonter... En revanche, elle ne rendait pas suffisamment compte de la répartition des poids, de l'équilibre et aussi, de la sécurité de l'engin.  Je l'ai donc dotée d'un "compas d'abattant" (un verrin) pour freiner et amortir la chute des panneaux. J'ai aussi ajouté des poignées, des pictogrammes, et un code couleur, le rouge, pour mettre en évidence les zones qui nécessitent plus d'attention.

 Ce projet m'a pleinement satisfait, car c'est un projet extrêmement complet qui m'a permis d'explorer toutes les étapes de création, le design, la maquette, en passant par la conception du logo, la broderie, la peinture, le façonnage, le montage vidéo... Il ne manque plus que le manuel d'emploi!